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Traffic touristique, Bill Bryson |
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Écrit par Bill Bryson
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Samedi, 14 Janvier 2012 02:43 |
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L’autoroute Oconaluftee qui traverse le parc n’a que 50 kilomètres mais c’est une telle succession de montées et de virages qu’il m’a bien fallu la matinée pour faire le trajet. A dix heures du matin, ce n’était déjà qu’un flot ininterrompu de véhicules dans les deux sens et on avait de la peine à trouver une place aux aires panoramiques. C’était la première fois que j’affrontais sérieusement la foule des vrais touristes, les retraités en mobil-homes, les jeunes ménages prenant leurs vacances hors saison, les jeunes mariés en voyage de noces. Il y avait des voitures et des caravanes, des camping-cars, des motor-homes venus de milliers de kilomètres –de Californie, du Wyoming, de la Colombie britannique-, et à chaque aire panoramique ces gens s’agglutinaient en petits groupes autour de leur voiture, coffre et portières ouverts, puisant dans les réserves de leurs glacières et frigos portatifs. Tous les cinq mètres on tombait sur un mobil-home, une vraie maison sur roues complète et massive, qui occupait trois places de parking et qui empiétait largement sur la chaussée de sorte que les voitures avaient à peine la place de passer.
Motel blues, Bill Bryson (PBP nº 260)
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